Anne-Jacqueline Coste

 

Née en Savoie en 1560 de parents très pauvres, d’abord bergère, elle fut employée en 1588 comme servante à Genève. En 1596 le missionnaire du Chablais, François de Sales, eut l’audace d’affronter en discussion publique le ministre La Faye à Genève ; dans la foule Anne-Jacqueline, fervente catholique, priait pour le jeune prêtre.

L’année suivante, envoyé par le Pape pour tenter de convertir Théodore de Bèze, François revint à Genève et Anne-Jacqueline put lui ouvrir son âme. En lui donnant la Communion, il lui dit que son ange servait de clerc, depuis lors elle se sentit portée à invoquer l’Ange gardien de François de Sales, elle éprouva plusieurs fois sa protection. Il lui conseilla de rester à Genève pour aider les catholiques, ce qu’elle fit héroïquement. Elle obtint la conversion de sa maîtresse qui se mourait, mais celle-ci demanda à son mari d’épouser cette servante irréprochable.

Anne-Jacqueline s’enfuit alors à Annecy près de son Père spirituel qui admirait son dévouement animé d’une prière constante.

En 1608, elle surprend François en lui disant qu’elle sera religieuse dans l’Institut qu’il va fonder. Et, le 6 juin 1610, elle est là… Parmi les nobles dames qui commencent la Visitation, se détache le visage de cette montagnarde. Sans sa présence candide et forte, qui l’anime de sa foi pittoresque et de sa courageuse activité, le tableau des premiers jours de la Visitation perdrait un peu de sa fraîcheur. À sa mort le 25 octobre 1623, Jeanne de Chantal exprime son affection dans ces lignes : « Voilà notre chère Sœur qui vient de passer à Notre Seigneur. Vous savez la fidélité de cette pauvre Sœur, et combien elle a toujours été humble, dévote et laborieuse ; enfin, c’était l’incomparable ! »

Anne-Jacqueline Coste reçoit la communion de la main de St François de Sales à Genève

Anne-Jacqueline Coste reçoit la communion
de la main de St François de Sales à Genève

Théodore de Bèze

Théodore de Bèze

Maison de la Galerie

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