L ‘Apostolat du Sacré – Coeur de Jésus

 

 

 

L’Eglise est communion missionnaire, à sa manière la vie monastique doit apporter toute sa part dans l’œuvre d’évangélisation. Dans cette perspective tellement urgente en ce XXIème s., notre communauté perçoit combien est actuelle l’invitation faite par la Vierge Marie à l’Ordre de la Visitation en 1688 : Voilà ce divin trésor qui vous est particulièrement manifesté par le tendre amour que mon Fils à pour votre Institut. Il faut que non seulement celles qui le composent s’enrichissent de ce Trésor inépuisable, mais encore qu’elles distribuent cette précieuse monnaie, en tâchant d’en enrichir tout le monde. Le Cœur de Jésus veut rejoindre chaque personne, chaque famille, et la grande famille humaine.

La Garde d ’Honneur
ou Heure de Présence au Cœur de Jésus

La garde d’Honneur est un véritable chemin de sainteté ouvert à tous, vécu à travers la sanctification du devoir d’état, en esprit d’Amour et de réparation au Cœur de Jésus à découvrir… et à faire découvrir. Fondée par une Visitandine, sœur Marie du Sacré-Cœur Bernaud, dans la droite ligne des révélations faites à notre sainte sœur Marguerite-Marie, c’est avec joie que notre Communauté s’inscrit dans la transmission de cette spiritualité d’amour et d’intimité au Cœur de Jésus, en assurant la vie de notre Centre.

L ’Image

Le Christ a demandé à sainte Marguerite-Marie de l’honorer sous la figure du cœur de chair qu’il lui dévoile. Cette image doit être exposée, sainte Marguerite-Marie devra la porter sur elle, sur son cœur ; le Cœur de Jésus protégera le sien, il le remplira de son amour. Des grâces sont assurées à ceux qui honorent cette image.
Ce mode d’apostolat, en cohérence avec les conditions de la vie religieuse cloîtrée, s’est largement répandu au début du XVIIème s. à la suite de la mission de la vénérable Anne-Madeleine Rémuzat pour Marseille. A la même époque Sœur Marie-Madeleine de Santo Domingo a réalisé un intense apostolat en imprimant elle-même d’innombrables images notamment du Cœur de Jésus qu’elle faisait distribuer bien au-delà du voisinage du Monastère de Nantes.

L ’Intronisation du Cœur de Jésus

« L’Intronisation, c’est Notre Seigneur venant réclamer sa place au foyer, comme autrefois, au soir des courses apostoliques, il demandait l’hospitalité à Béthanie, place d’honneur, car il est Roi et doit régner sur chaque famille afin de régner bientôt dans la société… Place intime et familiale ; car il est Ami et c’est par son Cœur, par son Amour, qu’il veut Régner.
A-t-il été acclamé et déclaré Maître et Roi du foyer, en telle sorte, désormais, que vous ne soyez plus chez vous, mais chez Lui qu’il prenne lui-même en main tous vos intérêts, toutes vos affaires, que vous veniez célébrer près de Lui toutes les heures joyeuses et vous faire consoler par Lui aux heures douloureuses ? … Est-il, enfin, comme s’il venait là, visiblement, l’Hôte aimé qu’on met à la place d’honneur et auquel on confie tout ? … Le portrait, l’image du Sauveur, avec son Cœur, est-elle, selon qu’il l’a demandé à Paray-le-Monial, exposée et honorée, pour qu’il puisse répandre sur les familles les bénédictions abondantes dont il est la source ? »

Père Mateo Crawley-Boevey

Le Père Mateo Crawley-Boevey, jeune prêtre péruvien de la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie, véritable missionnaire, veut « reconquérir le monde foyer par foyer, famille par famille, à l’amour du Cœur de Jésus. » En 1907, le Père Mateo, est confirmé dans son appel à promouvoir le règne social du Sacré-Cœur par l’intronisation de son image dans la famille. Encouragée dès 1915 par le Pape Benoît XV, elle se répandra dans le monde entier.

En dehors des églises, où l’adoration du divin Cœur de Jésus sera-t-elle plus à sa place que dans le sanctuaire de la famille ? De son côté transpercé sur la Croix découla, en même temps que les autres sacrements, le « grand sacrement » du mariage, d’où l’amour conjugal tire sa sainteté, sa stabilité et sa sublime dignité. La famille chrétienne plonge ses racines dans les profondeurs mêmes du Cœur du Christ.

Aussi notre Communauté a à cœur de répandre cet autre pilier de la dévotion au Cœur de Jésus, en proposant dans notre magasin, différentes représentations du Sacré-Cœur, dont certaines issues de notre artisanat, ainsi qu’à travers la diffusion de feuillets et de livres.

Les « Sauvegardes » de Nantes

La diffusion des « Sauvegardes » de la Visitation de Nantes a commencé après la réception de la lettre circulaire du 2 avril 1787, signée de la Mère Emmanuelle-Amédée de Compeys de la Visitation d’Annecy. Dans cette lettre, celle-ci se fait l’écho de la Supérieure d’un Monastère de la Visitation qui veut garder l’anonymat et lui demande d’inviter tout l’Ordre de la Visitation à un réveil de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus à la suite de nouvelles révélations à une Sœur Visitandine.

Dans une vision, il y en eut 5, le Seigneur lui dit : « A présent, mon Cœur est foulé aux pieds, bafoué, méprisé et oublié ». Même plainte qu’à sainte Marguerite-Marie un siècle plus tôt et même appel : « …Aime, adore, vénère ce Cœur, fais ton possible pour le faire aimer, adorer et vénérer et vois si tu peux plonger tous les hommes dans cette ouverture sacrée, mais particulièrement, ranime, fortifie cette flamme dans mon petit peuple de la Visitation. Cet amour, je ne le veux pas en parole mais en imitation. »

La Supérieure de Nantes est alors, Mère Claude-Marie du Bruc une ardente dévote du Cœur de Jésus. La religieuse favorisée est l’une de ses filles, Sœur Marie-Anne Galipaud, dont on peut deviner l’identité grâce au témoignage de Mère Marguerite-Séraphine Clanchy du Mans qui avait été emprisonnée sous la Terreur avec les Visitandines de Nantes.

Pour ranimer la dévotion et la confiance envers le Sacré-Cœur, les Sœurs vont fabriquer une quantité prodigieuse d’images en papier et en tissu.
Bientôt les Sœurs se mettent au travail, pour glorifier le Cœur divin et répondre à l’angoisse vague qui étreint à cette époque les âmes, elles fabriquent par milliers des images du Cœur de Jésus. Prêtres, laïques, religieux accourent au Monastère pour demander des « Sauvegardes », qui doivent leur nom à la reconnaissance populaire, témoignant par là des nombreuses grâces reçues du Cœur de Jésus.

Pendant que les Sœurs peignent, cousent, collent, la Supérieure tient la plume. Elle voudrait atteindre les Monastères, elle écrit jusqu’à Vienne et à Lisbonne. Des spécimens de l’image leur sont envoyés pour servir de modèles. La diffusion va devenir prodigieuse : au début de 1792 Mère Claude-Marie s’exclame dans une lettre : « Il est étonnant le nombre d’images que nos chers Monastères distribuent de tous côtés, les trois de Paris les donnent par milliers… » .

« Dès 1792, les révélations faites à la Visitandine de Nantes ont emporté les âmes vers le Cœur de Jésus. Des milliers de personnes dans les campagnes et dans les villes, à la Cour et dans les Monastères, arborent comme signe extérieur de leur dévouement à l’Eglise et de leur confiance aux promesses divines, les images du Cœur de Jésus », affirme le Père Hamon (Histoire de la dévotion au Sacré-Cœur)

Depuis le 16 octobre 2007, la Communauté a repris la confection de cette sauvegarde qui n’est pas au sens exact du terme un scapulaire. Chacun est invité à porter sur son cœur comme un sceau, cette petite image en signe de confiance et de donation de soi au Christ, afin que peu à peu son Amour anime toute sa vie.

A ce jour plus de 180 000 (au 31/08/2017) ont été répandues en France et dans de nombreux pays sur 4 continents.

A cette petite contribution à la gloire du Sacré-Cœur de Jésus, nous joignons notre prière à celle de nos devancières en 1790 :
« Plaise à cet aimable Cœur bénir de telle sorte ces petites images, que, comme autant d’étincelles de ce Feu divin qu’Il est venu apporter sur la terre, elles embrasent et gagent tous les Cœurs à Celui qu’elles représentent. »

Sursum Corda

En 2014, dans la perspective des visites de groupes d’aumônerie est né Sursum Corda. Il tire son nom latinisé du dialogue entre le prêtre et l’assemblé au commencement de la prière Eucharistique :

« Elevons notre cœur ».
« Nous le tournons vers le Seigneur ».

Voilà toute son ambition !

Ce sachet, qui se présente avec un brin d’humour, comme un médicament à la formule double action Jésus-Marie, est composé d’une sauvegarde et d’un chapelet du Family Rosary de la Congrégation de sainte Croix, qui lui donna son essor en l’associant à son apostolat.

Ce « médicament spirituel » est indiqué contre tous les maux et en toutes circonstances. A prendre en traitement préventif et curatif il est délivré sans ordonnance sur simple demande !

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Ste Marguerite-MarieAP-3
Congrégation des Sacrés Cœurs
de Jésus et Marie

www.ssccpicpus.fr

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Père Mateo Crawley-Boevey

La confection des Sauvegardes

La Communauté, tout entière engagée dans la réalisation des Sauvegardes, bénéficie de l’aide précieuse de « petites mains » qui contribue au maintien quantitatif de la production. Un grand Merci !

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Découpage du tissus rouge

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Découpage des liens

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Installation des liens sur les rectangles de tissus rouge

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Impression des planches de « Cœurs »
et découpe du tissus blanc.

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Impression des « Cœurs » sur tissus

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Découpage des « Cœurs »

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Piqûre à la machine des « Cœurs »
sur le tissus rouge

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Découpage des fils de couture

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Découpe des contours

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Mise en sachet

Family Rosary

Une famille qui prie,
est une famille unie.

Le Père Patrick Peyton, de la Congrégation de Sainte Croix, fut connu à travers le monde comme le « prêtre du Chapelet ». Après avoir expérimenté la puissante inter-vention de Marie dans sa propre vie il fonde en 1942 le Family Rosary voulant dire aux familles du monde entier ce que Marie ferait pour elles si elles lui ouvraient leur cœur et leur foyer en priant ensemble le Chapelet en famille. La Congrégation de Sainte Croix et des collaborateurs laïcs du monde entier (14 pays) continuent les œuvres apostoliques commencées par le Père Peyton.

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www.cscfrance.org
www.familyrosary.org
familyrosary@cscfrance.org