La Vénérable Anne-Madeleine Rémuzat

 

Sœur Anne-Madeleine Rémuzat est née à Marseille le 29 novembre 1696. Elle manifeste très tôt le désir de devenir religieuse et vit dans l’intimité du Christ. Un jour en 1708, Jésus lui demande : « Je veux que tu me sois fidèle », un peu plus tard : « C’est toi que je choisis pour ma victime. » Il lui apparaît souvent, lui parle et pourtant, elle éprouvera toujours la nuit spirituelle. Elle se met sous la direction d’un Jésuite le P. Milley qui la fait triompher de ses peines intérieures par le goût du service des pauvres. A leur contact, sa vocation religieuse s’affermit.

Le 2 octobre 1711, elle entre au postulat du Premier Monastère de la Visitation de Marseille. Mgr de Belsunce, son directeur et évêque de Marseille reçoit ses Vœux, le 17 octobre 1713 anniversaire de la mort de sainte Marguerite-Marie, Jésus lui révèle alors qu’il lui appartient de continuer sa mission pour la gloire de son Cœur. Apôtre et victime, elle est aussi médiatrice pour la conversion des pécheurs. Beaucoup de personnes la consultent au parloir ou par courrier, il ne lui reste plus que les nuits pour prier.
En 1716, Mgr de Belsunce fait célébrer solennellement la première Messe du Sacré-Cœur à Marseille, au cours de la cérémonie Sœur Anne-Madeleine a une vision de la Très Sainte Trinité, après cette extase elle se trouve comme une créature nouvelle. Peu après elle reçoit l’inspiration de fonder l’Archiconfrérie de l’Adoration perpétuelle du Sacré-Cœur de Jésus comme il en existait déjà dans certaines Visitations. Mgr de Belsunce lui demande d’en rédiger les statuts. Les adhésions se comptent par dizaines de milliers et nombreux sont les Monastères de la Visitation qui font ériger cette Association dans leurs églises.

Malgré l’énergie déployée par Mgr de Belsunce, immoralité et Jansénisme se répandent. Un jour de Carême 1718, Sœur Anne-Madeleine reçoit la connaissance d’un miracle qui se produit dans l’église des Cordeliers : le visage du Christ se fait voir dans le Saint-Sacrement exposé, le Seigneur lui dit d’annoncer à Mgr de Belsunce que, si Marseille ne s’amende pas, un terrible fléau s’abattra sur la ville. L’évêque appelle à la pénitence, mais en juillet 1720, la peste se déclare. En octobre, Jésus demande une Fête solennelle en l’honneur de son Cœur et la consécration de chaque fidèle. Aussitôt, le saint Evêque établit cette Fête et le 1er novembre consacre, les premiers au monde, Marseille et le diocèse au Sacré-Cœur. La peste semble disparaître, mais revient en 1722, ce n’est qu’après le vœu des Échevins de participer à cette Fête que le fléau disparaîtra.

En 1724, Sœur Anne-Madeleine est stigmatisée, les marques sont invisibles mais les douleurs extrêmes. Elle prie et souffre dans son corps et dans son âme pour les pécheurs. En mai 1728, Elle est nommée économe, tâche qu’elle accomplit parfaitement le coeur toujours en prière.

Soeur Anne-Madeleine avait annoncé : « Je mourrai à 33 ans. » Elle tombe gravement malade et meurt le 15 février 1730. Mgr de Belsunce procède à l’inhumation au milieu du peuple de Marseille qui se presse autour de « La Sainte ». De nombreux miracles lui ont été attribués.

Anne-Madeleine Rémuzat a succédé à Sainte Marguerite-Marie comme apôtre du Sacré-Cœur. L’Église l’a déclarée Vénérable, sa cause de béatification a été introduite en 1891, reprise en 1921, sans résultat. Le 9 avril 2009, Mgr Pontier, archevêque de Marseille a nommé Mgr Ellul, recteur de la Basilique du Sacré-Cœur, Postulateur de la cause de canonisation.

Vénérable Anne-Madeleine Remuzat

Vénérable Anne-Madeleine Remuzat

1er Monastère de Marseille

1er Monastère de Marseille

Monseigneur de Belsunce

Monseigneur de Belsunce

La peste à Marseille

La peste à Marseille

AMR-4

Coeur d'Anne-Madeleine Rémuzat

Coeur d’Anne-Madeleine Rémuzat