Mère Marie – Constance de Bressand

L’edelweiss

Fleur des montagnes, c’est à Grenoble que Marie-Constance a vu le jour le 19 août 1593, et qu’elle a fait profession exactement 26 ans plus tard dans la Visitation de cette ville. Après avoir été transplantée plusieurs fois, c’est encore de Grenoble qu’elle est partie fleurir au ciel le 28 octobre 1668.

Saint François de Sales l’estimait comme une « rare fille », en 1620, il l’envoya à Paris pour contribuer à la fondation de la Visitation sous la direction de sainte Jeanne de Chantal. Fleur des hauteurs par sa vie cachée avec le Christ en Dieu, Sœur Marie-Constance sait déployer son esprit pratique et son dévouement dans les humbles tâches de l’économat. Comme maîtresse des novices, elle a une merveilleuse onction pour tourner les âmes vers Dieu et les faire s’épanouir dans la joie en goûtant combien le joug du Seigneur est doux et agréable.

Quatre ans plus tard, c’est à Moulins qu’elle fait fleurir la ferveur dans la communauté dont elle est chargée. Mais avant la fin de son service, au fil de la Loire avec 7 compagnes, en 1630, elle doit aller enraciner un germe nouveau de la Visitation à Nantes. Pendant sa retraite en 1646, le Seigneur lui fait comprendre qu’elle doit Le laisser faire selon sa sainte volonté, n’en ayant aucune pour rien vouloir, que de lui plaire en tout, que d’être toute sienne partout et en tout. Et l’année suivante, il lui faut quitter ce monastère bien implanté à Nantes par ses soins, elle y laisse comme un parfum durable cette dernière recommandation à ses sœurs : union des cœurs.
Sœur Marie-Constance revient à Grenoble pour diriger la Communauté qui la réclame. Elle va servir pendant plus de 20 ans comme supérieure, comme maîtresse des novices ou comme économe. Etablie sur les plus âpres sommets de la vie spirituelle, elle montre avant de quitter cette terre en quelle roche solide se plongent ses racines : Fidélité, mes sœurs, fidélité !

Recueillons ces paroles jaillies du silence de cette grande contemplative : « Regarde Dieu en toutes tes voies, c’est-à-dire en toutes nos actions, nos peines, maladies, exercices des règles, pratiques des vertus. Notre-Seigneur se contente que nous pensions en lui simplement car il ne faut que cette pensée ou ce regard arrêté en Lui pour nous séparer de tout le reste, comme on ne saurait rien voir tandis que l’on regarde fixement le Soleil. »

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Mère Marie-Constance

Mère Marie-Constance

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Vue du Monastère de Grenoble  dit « Sainte-Marie d’en haut »

Vue du Monastère de Grenoble
dit « Sainte-Marie d’en haut »

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