Sœur Françoise-Thérèse Martin

 

La 3ème des 5 filles des bienheureux Louis et Zélie Martin est née le 3 juin 1863 à Alençon. Léonie l’enfant fragile, et surtout, Léonie l’enfant terrible va perturber la famille par son insoumission farouche. De ses jeunes années Léonie dira plus tard : « Mon enfance a été détestable, bien propre à déparer notre belle et si sainte famille. Que le Bon Dieu a donc été miséricordieux pour moi ! » Mme Martin confiait à sa sœur religieuse à la Visitation du Mans : « Elle a une volonté de fer, quand elle veut quelque chose, elle triomphe de tous les obstacles pour arriver à ses fins ».

 

Sœur Marie-Dosithée, mourante, recevra cette commission pour le ciel de la part de sa nièce Léonie : « Ma chère Tante, quand vous serez au ciel, demandez au Bon Dieu, s’il vous plaît, qu’il me fasse la grâce de me convertir, et aussi qu’il me donne la vocation de devenir une vraie religieuse, car j’y pense tous les jours ». Une vraie religieuse ? « Cela signifie que je veux être une religieuse tout à fait bonne et enfin être une sainte » insiste Léonie. Après trois essais de vie religieuse, il lui faudra toute sa ténacité pour s’y maintenir avec la grâce du Seigneur qui, en elle, n’a pas été stérile et l’intercession de Thérèse, qui avait affirmé : « Après ma mort, je ferai entrer Léonie à la Visitation et elle y persévérera ».

 

Entrée à la Visitation de Caen en 1899, elle reçoit avec l’Habit le nom de Sœur Françoise-Thérèse, ce nom l’entraîne dans le sillage du saint François de Sales et de sa petite sœur : « Ma spiritualité est celle de Thérèse et par conséquent celle de notre saint Fondateur. Sa doctrine et la sienne c’est tout un ». Après sa Profession le 2 juillet 1900 elle pouvait dire : « Ma joie fut grande de presser sur mon cœur ma croix de profession, cette croix qui m’avait coûté si cher ».

 

La vie de Sœur Françoise-Thérèse, comme celle de ses compagnes à la Visitation, est une vie de renoncement de prière et de travail. C’est avec un soin méticuleux et sa lenteur naturelle, qu’elle accomplit les occupations qui lui sont confiées. Elle sera toujours « Aide » dans les emplois, soit à la sacristie, à l’infirmerie, à l’économat, au réfectoire et à la lingerie. Dans la communauté, Sœur Françoise-Thérèse se considérait vraiment comme une servante inutile et la dernière. Elle entrait pleinement dans l’idéal de la Visitation fait de douceur, de joie, d’humilité et de simplicité dans les rapports fraternels. Pleine de bonté et de disponibilité à rendre service, elle était particulièrement attentive aux jeunes Sœurs, se souvenant des difficultés de ses débuts.

 

En 1910, s’ouvre le Procès pour la Cause de béatification de sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus, mais Sœur Françoise-Thérèse conserve sa simplicité : « Thérèse travaille beaucoup mon âme en ce moment sur l’humilité. Plus je la vois élevée en gloire, plus je sens le besoin de m’abaisser. J’ai soif de disparaître, d’être comptée pour rien : quelle grâce ! ». Puis en 1915, le Procès Apostolique se déroule au Carmel de Lisieux. Sœur Françoise-Thérèse, invitée à y déposer comme témoin oculaire, a l’immense bonheur de retrouver ses sœurs carmélites qu’elle n’a pas revues depuis 17 ans. Avec émotion elle parcourt les lieux où sa Thérèse a vécu, prié et souffert.

 

Dès sa naissance, Léonie avait été chétive et souffreteuse, ses infirmités s’accroitront avec les années. Mais intérieurement Sœur Françoise-Thérèse a suivi la voie d’enfance dans la simplicité et le plus total abandon au Seigneur. Toute sa vie tient en ces mots qu’elle écrivit : « Ô mon Dieu, dans ma vie où vous avez mis peu de ce qui brille, faites que comme vous, j’aille aux valeurs authentiques, dédaignant les valeurs humaines pour estimer et ne vouloir que l’absolu, l’éternel, l’Amour de Dieu, à force d’espérance. »

 

Depuis sa mort, le 17 juin 1941 un rayonnement universel se propage vers sœur Françoise-Thérèse : des parents inquiets pour leurs enfants et des jeunes qui cherchent leur voie. De partout les lettres arrivent à la Visitation de Caen pour demander l’aide de la « pauvre Léonie » et aussi pour remercier des grâces obtenues par son intercession.

Le 2 juillet 2015, Monseigneur Boulanger a officiellement ouvert l’enquête diocésaine en vue de la béatification de Sœur Françoise-Thérèse (Léonie Martin), visitandine du Monastère de Caen.
Son chemin de foi au prise avec un parcours difficile offre un exemple plein d’espérance…
Face à la souffrance et au désarroi de tant de situations désespérées recourons à l’intercession de la Servante de Dieu.

Visitez son site : leonie-martin.fr


Si vous souhaitez
soutenir la cause de béatification de Sœur Françoise-Thérèse (Léonie Martin) vous pouvez adresser un don à la Communauté de la Visitation de Caen ou en ligne : Communauté de Caen

 

Parution du livre « Prier 15 jours avec Léonie Martin »,
écrit par Sœur Chantal-Marie Rondeau et Solène Mahé
aux éditions Nouvelle Cité au prix de 12,90€.
Ce livre est en vente à l’accueil du monastère

La maison à Alençon

La maison à Alençon

 

Sr Marie-Dosithée

Sr Marie-Dosithée

 

Léonie à 20 ans

Léonie à 20 ans

 

Sœur Françoise-Thérèse

Sœur Françoise-Thérèse

 

Les Sœurs Martin réunies

Les Sœurs Martin réunies

 

Au soir de sa vie

Au soir de sa vie

 

Tombe de  Sr Françoise-Thérèse à la Visitation de Caen

tombe de Sr Françoise-Thérèse
à la Visitation de Caen

 

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