Sœur Marie du Sacré-Cœur

Constance est née à Besançon le 28 octobre 1825, dans une famille chrétienne de commerçants. L’enfant est douée d’une piété vive, une intelligence et un sens musical remarquables. Elle pense à la vie religieuse, mais, en 1841, ses parents lui font épouser un négociant M. Thieulin, celui-ci meurt 5 ans plus tard. Dieu intervient sous la forme d’une invitation par la Supérieure de la Visitation de Bourg en Bresse à participer à une retraite pour la Fête du Sacré-Cœur. Constance entre au Monastère le 9 juin 1849 et sur le conseil de l’Evêque de Belley, commence le postulat le 28 juillet. Elle reçoit, selon son souhait le nom de Soeur Marie du Sacré-Cœur. Au jour de sa Profession le 1er vendredi d’avril 1851 elle sent que Jésus veut qu’elle soit « une victime d’amour pour dédommager son Cœur divin ».Ses qualités l’ont fait désigner comme Maîtresse au Pensionnat puis secrétaire de la Communauté. D’une santé délicate, mais soutenue par une grande énergie, elle mène durant une douzaine d’année la vie simple d’une Visitandine… d’une Visitandine modèle !Fin décembre 1862, une lettre de la Visitation d’Annecy invite à déployer plus de zèle pour répandre la dévotion au Cœur de Jésus. Peu après, Sœur Marie du Sacré-Cœur a la vision du cadran de la Garde d’Honneur. Il s’agira pour les Associés de consacrer, chaque jour, une heure de garde durant laquelle sans rien changer à leurs occupations, ils s’uniront au Christ s’offrant sur la Croix pour la rédemption des hommes. L’inscription à la Confrérie se fera sur un cadran marquant les heures du jour : ainsi se formera une couronne d’adorateurs qui se succèderont à travers le monde pour prendre la garde, comme l’avaient fait la Vierge, Jean et Madeleine au Calvaire quand jaillirent l’eau et le sang du Cœur transpercé de Jésus. La Garde d’Honneur est fondée le 13 mars 1863 au sein de la Visitation de Bourg.

Si très vite la Garde d’Honneur se répand à travers le monde, ce n’est pas sans difficultés, comme toutes les œuvres de Dieu, elle a commencé dans les sacrifices, l’humilité et une totale docilité de la part de la Fondatrice. Sœur Marie du Sacré-Cœur a cependant trouvé des appuis : Marie Deluil-Martiny qui un jour fondera « les Filles du Cœur de Jésus » ou Mathilde de Nédonchel à l’origine des « Consolatrices du Cœur de Jésus ». Un an après sa fondation, c’est l’approbation par Pie IX qui se déclare « le premier Garde d’Honneur ». En 1882, la confrérie compte 2 millions d’associés.
 
La Garde d’Honneur, née 18 mois avant la béatification de Marguerite-Marie, rend populaire et accessible à tous la dévotion au Sacré-Cœur, la propage dans le monde et répond à toutes les demandes formulées par Jésus lui-même à Sainte de Paray.

Soeur Marie du Sacré-Cœur s’est offerte en victime, en union avec le sacrifice du Christ pour la conversion des pécheurs : « Je veux dédommager le Sacré-Cœur de toutes les ingratitudes des hommes ». C’est cette spiritualité qu’elle fera passer dans les statuts de l’Archiconfrérie, dans les prières, les billets zélateurs et dans toute sa correspondance.

Cent ans après la mort de Sœur Marie du Sacré-Cœur survenue le 3 août 1903, les Visitandines de Cracovie ont lancé l’idée, au sein de la Visitation, de l’ouverture du procès de béatification de Sœur Marie du Sacré-Cœur, ce projet est porté par Mgr Rolland, évêque de Belley-Ars.

Pour approfondir :

Le livre : Quand le Cœur de Dieu parle au cœur de l’Homme
Sœur marie du Sacré-Cœur et la spiritualité de la Garde d’Honneur
Par Bernard Peyrous et Geneviève Vignes
En vente dans notre magasin

Sœur Marie du Sacré-Cœur

Sœur Marie du Sacré-Cœur

Chœur de la Visitation                de Bourg-en-Bresse

Chœur de la Visitation de Bourg-en-Bresse

1er cadran

1er cadran

Marie Deluil-Martiny (Bx Marie de Jésus)

Marie Deluil-Martiny
(Bx Marie de Jésus)

Tombe de Sr Marie du Sacré-Cœur

Tombe de Sr Marie du Sacré-Cœur