Sœur Marie-Marguerite La Croix

Le Cœur de Marie

Fille d’un teinturier de Nantes, elle entra au Monastère en 1690 et mourut à 86 ans en 1757. Le Cœur de Marie, dont les fleurs se renouvellent longtemps, exprime bien la fidélité de cette âme mariale.
Elle parlait avec tant de ferveur de l’Amour divin qu’on l’appelait familièrement « la Sœur du saint amour ». Son attrait était de s’unir à Jésus dans l’Eucharistie, toute pénétrée de son immense amour pour les hommes et de ses souffrances. Dans une tentation pénible, tout son recours pendant 3 ans était de se rendre près du Saint Sacrement. Elle y reçut enfin cette réponse : « Je vous délivre de cette peine pour votre persévérance à me le demander par le sacrement de mon amour. Je veux, qu’en reconnaissance vous passiez tout le temps que vous aurez à vous, devant mon sacrement de l’Eucharistie, en immolation, amour, adoration et action de grâces ». Dans la Passion du Christ, le couronnement d’épines la touchait davantage, elle y puisait sa force dans ses maux de tête continuels. La pensée de ce que Jésus a fait pour le salut des hommes, lui en inspirait un zèle ardent, elle priait sans cesse pour le monde entier, pénétrée de douleur à la vue de tant d’offenses qui se commettent, extrêmement touchée aussi des calamités publiques et demandant continuellement au Seigneur miséricorde pour son peuple.
Sœur Marie-Marguerite a vécu dans une profonde et continuelle intimité avec la Vierge. Elle en reçut beaucoup de grâces : « Je me suis sentie toute remplie de la présence de la très Sainte Vierge. Il me semble qu’elle a pris mon cœur et l’a serré au sien, afin que j’imite les vertus de son cœur : son humilité, son silence constant surtout dans les croix, sa parfaite soumission aux volontés de Dieu. Elle me découvrit que c’était par la pratique de ces trois vertus que l’âme arrive plus tôt à la perfection et union amoureuse avec Jésus. Je vis que cette Reine des saints et Protectrice de l’Eglise départait ses grâces comme une bonne mère, à chacun selon ses besoins ». Une autre fois après la sainte Communion, « la très Sainte Vierge prit de nouveau possession de mon cœur, me disant : Votre occupation sera désormais de vous unir à l’unité de mon cœur, avec celui de mon Fils, vous lui rendrez le culte que vous lui devez par mon cœur, afin qu’il lui soit agréable et à vous méritoire ».
A la fin de sa très longue vie, ses contemporaines témoignent que « son lit d’infirme est un oratoire où elle prie jour et nuit, toujours occupée et remplie de Dieu, conversant plus au ciel qu’en la terre », aussi va-t-elle passer de l’une à l’autre, tout d’un coup, très simplement.

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