Sœur Marie-Marthe Chambon

 

Née près de Chambéry dans une modeste famille de paysans le 6 mars 1841, l’enfant reçoit le nom de Françoise. Bientôt le Seigneur se révèle à cette âme innocente : elle a 9 ans quand, un Vendredi Saint, elle voit le Christ ensanglanté comme au Calvaire, mais à cette époque elle est surtout favorisée par Jésus-Enfant particulièrement à la Communion. Jusqu’à sa mort, c’est toujours l’Enfant-Jésus qu’elle verra dans la Sainte Hostie.À 21 ans, elle se présente à la Visitation de Chambéry conduite par le Curé de sa paroisse. Le 2 août 1864, Sœur Marie-Marthe prononce ses Vœux, dans le rang des Sœurs Converses. Elle ne sait ni lire, ni écrire, mais ses Supérieures voient le travail de la grâce : dans cette intelligence si fruste, que de vues profondes sur les mystères divins ! Dans ce cœur sans culture naturelle quelle innocence, quelle foi, quelle piété, quelle humilité, quelle soif de sacrifice !

À partir de 1866, la jeune Sœur est favorisée de visites de la Vierge, des Âmes du Purgatoire, des Anges. Jésus Crucifié lui offre presque chaque jour à contempler ses Plaies tantôt glorieuses, tantôt sanglantes, il lui demande de s’associer à sa Passion. Les Supérieures se décident à la livrer aux exigences de Jésus Crucifié : d’abord nuits passées à terre, avec cilice et couronne d’épines, puis sacrifice du sommeil pour veiller près du Saint-Sacrement. Jésus lui demande d’offrir sans cesse ses Plaies pour le salut du monde : « Le monde sera plus ou moins troublé suivant que tu feras ta tâche. » « Je t’ai choisie pour faire valoir les mérites de ma Passion pour tous. Il faut que tu y puises sans cesse pour le triomphe de mon Église. Son vrai triomphe n’est pas visible, il est dans les âmes, et passera par les mains de ma Mère Immaculée. »

« Je vous recommande le Chapelet des Saintes Plaies ». Les invocations qui le composent ont été enseignées par le Christ à sa servante : « Mon Jésus, pardon et miséricorde par les mérites de vos Saintes Plaies » et « Père éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes ». Sœur Marie-Marthe en fit sa prière continuelle. Ce Chapelet a été autorisé par Décret de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le 23 mars 1999.

Dans sa mission de prière et de réparation, la vie de Sœur Marie-Marthe pourrait paraître austère, mais non : sa spiritualité est toute colorée d’une exquise intimité avec Dieu le Père, avec la Vierge, les saints et les fondateurs de la Visitation, mais surtout avec Jésus-Enfant, son « cher petit Jésus ». Il l’aide dans son lourd travail de réfectorière au Pensionnat, ou à la cueillette des fruits qui surabondaient. Sa vie a été un entretien continuel avec son Bien-Aimé.

Durant vingt ans, les Supérieures avaient relaté sur des cahiers les grâces que recevait Sœur Marie-Marthe. Puis le Seigneur accéda à sa demande en cachant les faveurs dont il la comblait, elle s’enfonça plus encore dans la prière continuelle, le travail, les mortifications, le silence et l’effacement absolu. Ainsi se passèrent les 14 dernières années de sa vie.

Elle rendit sa belle âme à Dieu le 21 mars 1907 tandis que ses Sœurs répétaient les invocations aux Saintes Plaies.À partir de la publication de sa vie en 1922 sur les encouragements du Vicaire général de Chambéry, la dévotion aux Saintes Plaies franchit les murs des Monastères de la Visitation, les frontières et les océans. Conversions, guérisons, faveurs : nombreux sont les témoignages reçus en faveur de l’humble Sœur Marie-Marthe.

 

Pour approfondir :
le livre : Marie-Marthe Chambon aux éditions ANNE SIGIER
en vente dans notre magasin

Sr Marie-Marthe

Sr Marie-Marthe

Maison natale

Maison natale

Monastère de Chambéry

Monastère de Chambéry

Christ miraculeux de Chambéry qui projeta des rayons lumineux sur St François de Sales prêchant au parlement de Savoie, actuellement au Monastère de Marclaz

Christ miraculeux de Chambéry
qui projeta des rayons lumineux sur
St François de Sales prêchant
au parlement de Savoie,
actuellement au Monastère de Marclaz

Cabinet du réfectoire du pensionnat

Cabinet du réfectoire du pensionnat

sur son lit de mort

sur son lit de mort